Vorlage:1964 Christliche Kunst und Architektur: Unterschied zwischen den Versionen
Aus Romano-Guardini-Handbuch
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'' | * [1964-000] [Französisch] [[Frédéric Debuyst]]: Architecture moderne et la célébration chrétienne I, in: [[L'Art d'église]], 33, 1964, 128 (3e trimestre 1964), S. 81-95 [neu aufgenommen] – [Artikel] - https://books.google.de/books?id=h09UAAAAMAAJ; | ||
** [1966-000a] [Französisch] eigenständig: Architecture moderne et célébration chrétienne . Bruges 1966 [neu aufgenommen] – [Monographie] – [noch nicht online]; | |||
** 1964, S. 88 f.: „4. Notre premier point de repère sera l'aménagement liturgique crée par Rudolf Schwarz et Romano Guardini dans la „salle des chevaliers“ du château de Rothenfels sur le Main (1928). Destinée aux célébrations communautaires du Quickborn-Mouvement de jeunesse catholique dont Guardini était l'animateur cette réalisation anticipe de plusieurs dizaines d'années nos meilleurs aménagements liturgiques actuels. - Il s'agit d'un espace «pur», dépouillé de toute décoration, aux murs blanchis à la chaux, au sol pavé de larges dalles, sans autre ameublement qu'une centaine de petits escabeaux noirs de forme cubique (fig. 18). La disposition de ces escabeaux variait suivant que la salle était employée à une récollection, à une conférence, à une discussion, à une soirée théâtrale. Dans chaque cas, l'assemblée se donnait à elle-même sa propre structure. Les jours où il y avait célébration liturgique (c'est-à-dire lorsque la chapelle du château se montrait trop petite), on y dressait un autel provisoire, et les assistants se groupaient tout autour en trois blocs distincts. L'officiant pre- nait place derrière l'autel, face à eux, fermant et achevant l'assemblée (fig. 19). Dans son livre autobiographique, Rudolf Schwarz évoque l'extraordinaire ambiance de ferveur et d'unité active qui se dégageait de ce type de célébration. Il remarque cependant qu'une réussite de ce genre pouvait difficilement se reproduire ailleurs. Les fidèles des messes paroissiales n'étaient guère disposés à faire abstraction de leur cadre habituel pour s'adonner-comme les jeunes du Quickborn à l'intériorité d'une célébration intégralement communautaire. Aussi Schwarz concevra-t-il de toute autre façon l'aménagement liturgique de sa première église paroissiale, Sankt Fronleichnam, l'église du Saint-Sacrement à Aix-la-Chapelle (1930). Premier et parfait exemple d'architecture religieuse „analytique“, cette église est également, à notre sens, la première des églises vraiment modernes. Son espace principal, aux grands murs blancs et aux fenêtres sans vitraux, est d'une rigueur géométrique absolue (fig. 20). Il englobe dans l'unité d'une seule salle le sanctuaire et les fidèles. Un espace secondaire beaucoup plus bas de plafond comprend l'entrée, les confessionnaux et une chapelle de dévotion. L'autel, les bancs, les luminaires, tous les objets du chœur et de la nef, ont été conçus à partir des formes les plus simples. L'ensemble est très austère, presque dur, mais il a quelque chose d'incorruptible et il faut reconnaître qu'après plus de trente ans, il semble n'avoir aucunement vieilli. Seul l'aménagement liturgique porte la marque de son temps. Les bancs des fidèles s'ordonnent en deux longues rangées parallèles οὐ Schwarz voyait une sorte de procession d'offertoire (Opfergang, d'où le nom de Gang - ou de Wegkirche, „église-offertoire»). L'autel, fortement surélevé, les accueille et les polarise avec une force presque dictatoriale. Nous sommes au premier stade du mouvement liturgique, et tout l'effort de l'architecte se concentre sur la visibilité du sanctuaire et de l’autel. Le lieu de la parole n'est pas encore intégré dans le chœur. La «chaire de vérité», adossée à l'unique pilier, garde sa place traditionnelle. Cette disposition est à peu près celle que nous retrouvons dans les premières églises modernes suisses, en particulier à Sainte-Thérèse de Zurich (1932) et à Saint-Charles de Lucerne (1931-1934), toutes deux de l'architecte Fritz Metzger. La première est une sorte de Fronleichnamkirche en raccourci, moins géniale, moins rigoureuse, mais peut-être plus humaine et plus hospitalière. Il est dommage que sa décoration intérieure l'ait prématurément vieillie.“ | |||
[Fig. 18 (page de gauche). La salle des chevaliers du château de Rothenfels, restaurée par Rudolf Schwarz et Romano Guardini, 1928. Fig. 19. Schéma de la même salle aménagée pour une assemblée liturgique. Ces deux illustrations sont tirées du livre de Schwarz: Kirchenbau, pp. 39-40.] | |||
* [1964-000] [Englisch] [[Thomas F. Mathews]]: Toward an Adequate Notion of Tradition in Sacred Art, in: [[Liturgical Arts]], 32, 1964, 2, S. 43-49 [neu aufgenommen] – [Artikel] - https://books.google.de/books?id=HM1TAAAAMAAJ; zu Romano Guardini: | |||
** S. 45: „Rudolph Schwarz showed the way in his Corpus Christi church erected in Aachen in 1930. Schwarz, who must be ranked with August Perret as the father of modern church architecture, tried to fashion a pure space that would by its peace and simplicity achieve a sacredness that requires no help from pictures. [15 Rudolph Schwarz, The Church Incarnate: The Sacred Function of Christian Architecture, translated by Cynthia Harris (Chicago 1958).] He learned to achieve a sacredness of space by the mere proportions, the lighting, the uncluttered simplicity of his designs. Romano Guardini finds in this very absence of images an image of the Ineffable. "This very absence of images in the holy Temple, this void, is it not also itself an image? It is no paradox to say that an unencumbered space ... is not the negation of an image but its antipode. It stands to the image as silence does to speech. No sooner does a man enter such an `empty´ space than he senses a hidden presencei Such a space, in short, expresses what human forms and concepts fail to say about God.“[16 Sacred Images and the Invisible God,“, The Furrow, VIII (June, 1957), p. 353.]“ | |||
Aktuelle Version vom 6. Januar 2026, 14:56 Uhr
- [1964-000] [Französisch] Frédéric Debuyst: Architecture moderne et la célébration chrétienne I, in: L'Art d'église, 33, 1964, 128 (3e trimestre 1964), S. 81-95 [neu aufgenommen] – [Artikel] - https://books.google.de/books?id=h09UAAAAMAAJ;
- [1966-000a] [Französisch] eigenständig: Architecture moderne et célébration chrétienne . Bruges 1966 [neu aufgenommen] – [Monographie] – [noch nicht online];
- 1964, S. 88 f.: „4. Notre premier point de repère sera l'aménagement liturgique crée par Rudolf Schwarz et Romano Guardini dans la „salle des chevaliers“ du château de Rothenfels sur le Main (1928). Destinée aux célébrations communautaires du Quickborn-Mouvement de jeunesse catholique dont Guardini était l'animateur cette réalisation anticipe de plusieurs dizaines d'années nos meilleurs aménagements liturgiques actuels. - Il s'agit d'un espace «pur», dépouillé de toute décoration, aux murs blanchis à la chaux, au sol pavé de larges dalles, sans autre ameublement qu'une centaine de petits escabeaux noirs de forme cubique (fig. 18). La disposition de ces escabeaux variait suivant que la salle était employée à une récollection, à une conférence, à une discussion, à une soirée théâtrale. Dans chaque cas, l'assemblée se donnait à elle-même sa propre structure. Les jours où il y avait célébration liturgique (c'est-à-dire lorsque la chapelle du château se montrait trop petite), on y dressait un autel provisoire, et les assistants se groupaient tout autour en trois blocs distincts. L'officiant pre- nait place derrière l'autel, face à eux, fermant et achevant l'assemblée (fig. 19). Dans son livre autobiographique, Rudolf Schwarz évoque l'extraordinaire ambiance de ferveur et d'unité active qui se dégageait de ce type de célébration. Il remarque cependant qu'une réussite de ce genre pouvait difficilement se reproduire ailleurs. Les fidèles des messes paroissiales n'étaient guère disposés à faire abstraction de leur cadre habituel pour s'adonner-comme les jeunes du Quickborn à l'intériorité d'une célébration intégralement communautaire. Aussi Schwarz concevra-t-il de toute autre façon l'aménagement liturgique de sa première église paroissiale, Sankt Fronleichnam, l'église du Saint-Sacrement à Aix-la-Chapelle (1930). Premier et parfait exemple d'architecture religieuse „analytique“, cette église est également, à notre sens, la première des églises vraiment modernes. Son espace principal, aux grands murs blancs et aux fenêtres sans vitraux, est d'une rigueur géométrique absolue (fig. 20). Il englobe dans l'unité d'une seule salle le sanctuaire et les fidèles. Un espace secondaire beaucoup plus bas de plafond comprend l'entrée, les confessionnaux et une chapelle de dévotion. L'autel, les bancs, les luminaires, tous les objets du chœur et de la nef, ont été conçus à partir des formes les plus simples. L'ensemble est très austère, presque dur, mais il a quelque chose d'incorruptible et il faut reconnaître qu'après plus de trente ans, il semble n'avoir aucunement vieilli. Seul l'aménagement liturgique porte la marque de son temps. Les bancs des fidèles s'ordonnent en deux longues rangées parallèles οὐ Schwarz voyait une sorte de procession d'offertoire (Opfergang, d'où le nom de Gang - ou de Wegkirche, „église-offertoire»). L'autel, fortement surélevé, les accueille et les polarise avec une force presque dictatoriale. Nous sommes au premier stade du mouvement liturgique, et tout l'effort de l'architecte se concentre sur la visibilité du sanctuaire et de l’autel. Le lieu de la parole n'est pas encore intégré dans le chœur. La «chaire de vérité», adossée à l'unique pilier, garde sa place traditionnelle. Cette disposition est à peu près celle que nous retrouvons dans les premières églises modernes suisses, en particulier à Sainte-Thérèse de Zurich (1932) et à Saint-Charles de Lucerne (1931-1934), toutes deux de l'architecte Fritz Metzger. La première est une sorte de Fronleichnamkirche en raccourci, moins géniale, moins rigoureuse, mais peut-être plus humaine et plus hospitalière. Il est dommage que sa décoration intérieure l'ait prématurément vieillie.“
[Fig. 18 (page de gauche). La salle des chevaliers du château de Rothenfels, restaurée par Rudolf Schwarz et Romano Guardini, 1928. Fig. 19. Schéma de la même salle aménagée pour une assemblée liturgique. Ces deux illustrations sont tirées du livre de Schwarz: Kirchenbau, pp. 39-40.]
- [1964-000] [Englisch] Thomas F. Mathews: Toward an Adequate Notion of Tradition in Sacred Art, in: Liturgical Arts, 32, 1964, 2, S. 43-49 [neu aufgenommen] – [Artikel] - https://books.google.de/books?id=HM1TAAAAMAAJ; zu Romano Guardini:
- S. 45: „Rudolph Schwarz showed the way in his Corpus Christi church erected in Aachen in 1930. Schwarz, who must be ranked with August Perret as the father of modern church architecture, tried to fashion a pure space that would by its peace and simplicity achieve a sacredness that requires no help from pictures. [15 Rudolph Schwarz, The Church Incarnate: The Sacred Function of Christian Architecture, translated by Cynthia Harris (Chicago 1958).] He learned to achieve a sacredness of space by the mere proportions, the lighting, the uncluttered simplicity of his designs. Romano Guardini finds in this very absence of images an image of the Ineffable. "This very absence of images in the holy Temple, this void, is it not also itself an image? It is no paradox to say that an unencumbered space ... is not the negation of an image but its antipode. It stands to the image as silence does to speech. No sooner does a man enter such an `empty´ space than he senses a hidden presencei Such a space, in short, expresses what human forms and concepts fail to say about God.“[16 Sacred Images and the Invisible God,“, The Furrow, VIII (June, 1957), p. 353.]“